Remise etudiant kfc


Et puis, les travaux des étudiants dispersés un peu partout dans latelier, dessins, peintures, sculptures inachevés, ça fait un joli décor pour des photos de mode.
Ni maison, ni terrain, ni appartement.
On vit de logement précaire en logement un peu moins précaire.
Elle ne nous appartient pas.
Engagés à rien, ni personne, sans aucun sentiment dappartenance ou de devoir envers quiconque.Pas au sens propre, hein, pas de frayeurs.Il ne sagit pas de posséder au sens vulgaire, comme on possède un sac, un pull, ou un crayon.Non que lécole appartienne réellement, concrètement, aux étudiants.Il faut le rappeler, parfois.Une ancienne étudiante, aussi impliquée alors, prend la parole.On parle daller sur les quais de la Seine juste en face, et dorganiser une fête sauvage.On est en pleine période de préparation de diplômes, et on a été prévenus une semaine plus tôt, par lintermédiaire de petites affichettes scotchées sur les portes battantes des bâtiments.Sinon, les frais dinscription devront augmenter.Quil puisse investir lécole quelques jours est un juste retour bershka promotional code des choses.Le directeur, qui est en voyage à ce moment là, envoie sa femme pour venir nous parler.



Aujourdhui : Qui possède, même symboliquement?
Surtout les ateliers de peinture, qui offrent une belle lumière, avec leurs plafonds vitrés et leurs immenses fenêtres.
Après concertation, on décide de ne pas intervenir.
On enchaîne des stages et des contrats à durée déterminée.Pas une cantine pour les étudiants, non, un restaurant, pour les touristes de passage à St Germain des Prés et les habitants du quartier.Aussi convaincue quil lest quand il affirme «Ce nest pas votre école elle affirme, elle, en haussant le ton : «Bien sûr que si, cest notre école!».Cest là que nous avons été informés de ses plans pour létablissement.Depuis, jai réfléchi, et je pense quelle a raison.Les prix de limmobilier flambent.Cest comme si elle formulait quelque chose que je ressentais dune manière souterraine, sans réussir à lui donner de forme réelle.Je minterroge sur la possibilité dagir quand on ne sait pas de quoi nos lendemains seront faits.



Cest le temps qui permet au sentiment de possession démerger.
Ce que jen comprends, moi, cest que lambition du nouveau directeur se résume à faire des Beaux Arts de Paris une marque de prestige, comme Le Louvre, la Tour Eiffel ou le champagne Don Pérignon.
De ma génération, beaucoup ne pourra jamais acheter.

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